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Janvier 2001

Un coup d'oeil sur l'industrie aérospatiale
LIEN

L'industrie de l'aéronautique et de l'espace représente un fabuleux marché pour les roboticiens et fabricants de logiciels en réalité virtuelle. Les robots servent à tous les stades de la fabrication et de la gestion des pièces originales et de rechange. Ils sont utilisés comme matériels embarqués dans l'ensemble des véhicules. Enfin, sous la forme des ROV (véhicules pilotés à distance) ce sont les seuls agents actuellement disponibles pour l'exploration des planètes. Quant à la réalité virtuelle, elle sert en permanence au design industriel et à la simulation des usages, à la représentation des espaces, aux simulateurs de vol et assistance au pilotage.

L'industrie aérospatiale européenne, si elle n'a pas les ambitions et les crédits dont dispose sa rivale des Etats-Unis, est fortement développée, présente sur pratiquement tous les créneaux, et capable de réaliser d'intéressante joint-ventures avec les roboticiens du continent.

Il n'est pas question ici de faire l'inventaire des besoins, des programmes, des projets ou des réalisations - que d'ailleurs tous les professionnels de la robotique aérospatiale connaissent. Pour le lecteur moins bien informé, nous nous bornerons à présenter quelques sites webs, à partir desquels il est possible de naviguer pour obtenir d'autres renseignements.


EADS European Aeronautic Defence and Space company NV
http://www.eads-nv.com/eads/index_f.htm

Il s'agit de la major européenne regroupant la plupart des grands industriels du secteur. Le site utilise abondamment la technologie flash. Il est splendide et mérite la visite... C'est qu'EADS n'est pas tombé de la dernière pluie et sait comment attirer les clients, y compris sur Internet. On y trouve en particulier  http://www.eads-nv.com/eads/fr/index.htm tous les produits, avec de très nombreux articles et détails, une galerie de photos (voir notamment les satellites), les perspectives d'emplois et carrières, les résultats financiers...

Les autres sites  web des entreprises et des administrations du secteur sont fournis par EADS Launch Vehicles Lanceurs Aéromatra sur la page http://www.lanceurs.aeromatra.com/autressites.asp . Les visiter tous prendra facilement une demi-journée. Mais cela vaut la peine.


Airbus A.380

Si l'on s'intéresse au futur fleuron mondial du transport aérien, et si l'on ne veut pas s'informer directement sur le site de Airbus Industrie, on trouvera un dossier sympathique (un peu long à charger) chez multimania http://www.multimania.com/airbus/a3xx.htm

 


Ariane 5, une nouvelle génération de lanceurs http://www.cnes.fr/activites/vehicules/lanceurs/ariane5/1Generation.htm#...

On trouvera, sur le site du Centre National d'Etudes Spatiales, un dossier sur le lanceur Ariane 5 et ses différentes configurations.
Du dossier nous extrayons quelques chiffres véritablement surprenants:
- 51 m de longueur.
- 700 tonnes au décollage, soit 10 % du poids de la Tour Eiffel.
- 130 secondes pour brûler les 237 tonnes de poudre de chaque propulseur.
- Une turbopompe du moteur cryogénique Vulcain d’une puissance équivalente à deux T.G.V.
- Un Vulcain d’une puissance équivalente à une centrale atomique.
- Une puissance totale au décollage équivalente à l’ensemble des centrales réunies du réseau français d’EDF.
- Une vitesse comparable à celle de la balle d’un fusil après 70 secondes de vol et encore 400 tonnes en mouvement.
- 70 000 000 d’heures de travail concentrées sur un objectif unique et fédérateur, délivrées par une population industrielle européenne de près de 6000 agents aux heures les plus actives du programme.
- Un coût global à achèvement de près de 45 milliards de francs.
- Des industriels au nombre de 1100.
- Et puis aussi près de 6000 actes contractuels regroupant plus de 4500 lots de travaux décomposés en 28 000 événements techniques.


La mission Pathfinder sur Mars  http://www.cybersciences.com/cyber/1.0/1_139_Menu.htm

 

Il s'agit d'une série d'articles de Cybersciences, la revue en ligne de Québec Science. Nous en extrayons quelques paragraphes:

- La sonde Pathfinder, qui transporte le petit véhicule tout-terrain Sojourner, est lancée par une fusée Delta II 7925, de la plate-forme de tir 17B de Cape Canaveral, le 4 décembre 1996 à 1h58.
Elle arrivera près de Mars le 4 juillet 1997 à 13h, après avoir parcouru 497 millions de kilomètres, en faisant une demi-orbite autour du Soleil... La sonde atteint le sol martien à la vitesse de 90 km/h. Elle rebondit plusieurs fois avant de s’immobiliser. La distance séparant la Terre et Mars au moment de l’«amarsissage» est de 191 millions de kilomètres. Il faut 10 minutes et 35 secondes pour que le signal émis par la sonde nous parvienne à Terre. Comme les manoeuvres d’atterrissage ne durent que 4½ minutes, le sort de Pathfinder sera déjà joué lorsque seront reçus les signaux indiquant qu’elle  arrive sur Mars.

- La sonde Pathfinder a la forme d’un tétraèdre, c'est-à-dire une pyramide à trois côtés. Elle mesure 90 cm de haut et pèse 895 kg. Son énergie électrique est produit par trois séries de panneaux de cellules photoélectriques qui génèrent jusqu’à 160 watts de courant en pointe et 1 200 watts-heure par jour. Pathfinder est équipée d’une caméra couleur, d’aimants qui mesureront les propriétés magnétiques du sol, d’un détecteur de vent et d’instruments atmosphériques et météorologiques.

- Le véhicule Sojourner mesure 65 cm de long, 48 cm de large et 30 cm de haut et il pèse 10,6 kg. Il s’apparente à un camion jouet recouvert d’un panneau de cellules solaires (bleu), qui produit 16 watts de courant en pointe et 100 watts-heure par jour. Sojourner transporte trois caméras, un détecteur de particules alpha et quelques expériences technologiques. Il se déplace à la vitesse de 1 cm/s, soit 3,6 mètres à l’heure !

- Pathfinder et Sojourner s’alimentant par énergie solaire, elles ne fonctionneront que durant le jour martien. Sur le site d’atterrissage, le Soleil se lève vers 15h45 et se couche vers 4h45.


La station spatiale internationale
http://www.cybersciences.com/cyber/1.0/1_822_Menu.htm

Il s'agit d'une série d'articles de Cybersciences, la revue en ligne de Québec Science. Nous en extrayons quelques paragraphes:

- La Station spatiale internationale (ISS) se compare à un meccano d’une trentaine de pièces qui seront assemblées au cours des six prochaines années. Le dessin ci-après montre l’agencement des modules formant un complexe orbital de 109 mètres d’envergure (de gauche à droite). Les parties principales ont la taille d’un autobus. La station peut être divisée en quatre grandes sections. La partie arrière (A) rassemble les composantes russes. Au centre du dessin (B), la longue poutrelle porteuse des panneaux solaires. En dessous à gauche (C), les éléments du coeur de la station et, en bas à droite (D), les laboratoires scientifiques qui consituent la partie avant de la station.

A quoi servira la station spatiale internationale une fois son assemblage complété vers 2004 ?
Depuis le début du programme, la NASA la célèbre comme l’un des complexes scientifiques les plus remarquables dans lequel se réalisera la gamme des expériences touchant toutes les disciplines scientifiques. À bord d’ISS, on entend en effet profiter des deux caractéristiques uniques de l’espace — l’absence quasi totale de la gravité et le vide presque absolu à l’extérieur — pour accomplir des travaux qui s’étendront sur de plus longues périodes. Ces deux propriétés donneront l’opportunité de recourir à des processus de chimie et de physique inexistants sur Terre.

Dans la station, la durée et la répétition des expériences permettront de contourner les difficultés et de faire quantités d’essais et d’échantillonnages. De plus, la présence permanente des stationautes — des scientifiques habitués à vivre en apesanteur — devrait conduire à des innovations expérimentales qu’on a peine à entrevoir aujourd’hui.

Les travaux réalisés dans ISS pourraient s’apparenter à ceux effectués ces trente dernières années par les Russes dans leurs Saliout et Mir. À bien des égards ISS se compare à Mir, mais elle bénéficiera de ressources surpassant de beaucoup celles du complexe russe en plus de disposer de nouvelles générations d’appareillage. La station disposera notamment de soixante fois plus d’énergie électrique, un paramètre fondamental qui détermine le nombre d’instruments en fonction; de plus, sept personnes, au lieu de deux ou trois, y travailleront sans relâche.

Selon les promoteurs du projet, l’environnement de microgravité qui régnera à bord de la station permettra de percer les mystères de phénomènes biomédicaux, de physique et de chimie, d’améliorer les procédés de fabrication sur Terre ainsi que de développer des alliages révolutionnaires et même des médicaments. Cependant les mêmes prétentions étaient avancées dans les années 70 pour justifier le programme de la Navette spatiale. On attend toujours les résultats et bon nombre de chercheurs contestent ces ambitions en regard des coûts exorbitants du projet*.

Toutefois, l’utilité du projet dépasse largement les possibilités scientifiques et technologiques entrevues. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une base spatiale internationale où apprennent à collaborer une quinzaine de pays, des nations aussi différentes que les Américains, les Russes et les Japonais. Cette coopération s’est amorcée dans les années 80 et porte déjà fruit, notamment en associant Américains et Russes dans un domaine jadis de féroce compétition. Ainsi, des dizaines de spécialistes américains vivent et travaillent à la Cité des Étoiles et au centre Korolev alors que leurs collègues russes font de même à Houston et à Cape Canaveral, autrefois des sites stratégiques jalousement préservés. Mais surtout, la conduite quotidienne des opérations de la station impose le maintien d’une collaboration étroite et à tous les niveaux entre les deux grandes puissances nucléaires. Nul doute que notre petite planète ne peut qu’en tirer avantage.

De plus, intégrer au projet une douzaine de nations renforce non seulement les liens de coopération à l’échelle du globe, mais entraîne une " mise à niveau " des pratiques dans tous les domaines des technologies de pointe au sein de cultures fort différentes.

Un autre volet important du programme sera de préparer les futures expéditions vers la Lune et Mars. À l’origine, on présentait d’ailleurs ISS comme le port où seraient assemblés et lancés les vaisseaux interplanétaires. Aujourd’hui, rien n’est envisagé concrètement à cause des coûts astronomiques de telles expéditions. Mais l’assemblage de la station préfigure la construction des vaisseaux interplanétaires du siècle prochain. De plus, on acquerra à bord d’ISS les techniques pour vivre couramment en apesanteur et on développera les mesures de santé essentielles aux voyages vers les planètes.

On sait, par exemple, que l’un des grands obstacles aux longues envolées est la perte du calcium des os et l’affaiblissement des muscles en apesanteur. Or, l’un des sujets d’étude mené par et sur les stationautes sera de concevoir des mesures pour remédier à ces effets néfastes. Un autre obstacle majeur aux vols interplanétaires est d’ordre psychologique : comment vivre confiné durant des années dans un vaisseau spatial où il n’est pas question d’aller faire une petite marche? Et comment s’entendront sept personnes de culture différente dans un tel environnement ? C’est ce qu’on découvrira les prochaines années...

Mais au bout du compte, la plus grande retombée du projet pourrait bien être d’apprendre à nos gouvernements à vivre ensemble sur Terre comme dans l’espace. Ainsi la Station spatiale internationale deviendrait un outil de plus pour préserver la paix sur Terre.

* Avant même le lancement des premiers satellites, on se questionnait passionnément sur l’utilité réelle de l’homme dans l’espace ; quarante ans plus tard, le débat fait toujours rage !

Pour en savoir plus :
Tous les détails sur le site officiel de la station à la NASA http://spaceflight.nasa.gov/  

 

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Sur le web   





 

 

 

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