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28 janvier 2012
par Jean-Paul Baquiast

Quel avenir pour l'impression 3D?

Pourra-t-elle remplacer toutes les autres technologies productives?

Dans un précédent article, nous avons défini ce qu'est l'impression 3D en ingénierie et montré les multiples usages et produits que cette technique pourra permettre.

Rappelons que le terme d'impression 3D (3 Dimensions) ou stéréolithographie désigne une aide à l'ingénierie, autrement dit une aide au prototypage et à la production d'objets industriels. On utilise le terme d'imprimante pour désigner les machines employées à cette fin, car elles présentent des similitudes de principe avec les imprimantes de bureau. D'une part celles-ci sont commandées par des programmes réalisés en amont. D'autre part, dans l'impression couleur, elles disposent de buses spécialisées par couleur qui déposent celles-ci sur l'image par couches successives. Par ailleurs la taille des imprimantes 3D diminue de plus en plus, ce qui permet, en ce qui concerne au moins la réalisation d'objets de petite taille, d'en faire des outils facilement utilisables dans les bureaux d'ingénieurs ou dans les ateliers d'artistes (voir pour détail Wikipedia).

Depuis l'apparition de cette technique, de très nombreux usages ont été expérimentés, concernant aussi bien la réalisation de voitures, d'avions que de robots. Mais bien entendu les produits ainsi obtenus ne sont pas complets. Il faut les doter de tous les mécanismes et circuits électroniques non réalisables directement lors de la mise en place des couches successives.

Des ingénieurs que nous pourrions rattacher à la vieille école se sont cependant émus d'entendre vanter l'impression 3D, d'une façon laissant penser qu'ils n'auraient plus qu'à s'inscrire au chômage. Un article de Christopher Mims dans la revue du MIT Technology Review (référencé ci-dessous) rappelle l'absurdité de la véritable croyance religieuse selon laquelle un dispositif d'impression installé dans n'importe quel atelier ou même résidence pourrait produire tous les biens de consommation ou d'équipement dont nous avons besoin – à supposer d'avoir mis au point (ou piraté) les logiciels nécessaires. La complexité des dispositifs techniques est telle que l'ingénieur concepteur et assembleur sera toujours nécessaire.

Ce rappel paraît évident. On notera cependant que les commentaires à l'article publié par Technology Review continuent à défendre la thèse selon laquelle, sinon aujourd'hui, du moins demain, l'impression 3D pourra faire de véritables miracles. L'expérience départagera les optimistes des réalistes.

Références
http://www.technologyreview.com/blog/mimssbits/27526/?p1=blogs
http://www.technologyreview.com/blog/guest/27533/?ref=rss

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